Ida B. Wells

Journaliste et militante afro-américaine

© University of Chicago
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Née le 16 juillet 1862 à Holly Spring (Mississippi), décédée le 25 mars 1931 à Chicago, à l’âge de 68 ans.


Ida Bell Wells-Barnett, connue sous son nom journaliste (et de jeune-fille),  deviendra la première rédactrice en chef afro-américaine et mènera toute sa vie un combat pour les droits des afro-américain.e.s.

 

La première action politique d’Ida B. Wells, en 1884 (elle avait 22 ans), est de refuser de céder sa place dans le train à une personne blanche pour aller se confiner dans le wagon fumeurs destiné en même temps aux noir.e.s, elle est allée jusqu’à mordre le contrôleur !  71 ans avant Rosa Parks, qui fit la même chose dans un bus en 1955 . L’incident suivi d’un procès très médiatisé va faire entrer Ida B. Wells dans le journalisme, elle va écrire pour plusieurs journaux, tout en s’engageant pour les droits des femmes et des noir.e.s. Elle sera la première afro-américaine à devenir rédactrice en chef d’un journal, The Chicago Conservator qu’elle fonde en 1878 avec son mari Ferdinand Barnett. Elle est est également la première afro-américaine à accoler son nom de jeune fille à celui de son mari. Mais surtout, on lui doit une documentation colossale sur les lynchages de noir.e.s aux Etats-Unis.

 

 

En savoir +

A lire

Il n'existe pour le moment qu'un texte d'Ida B. Wells traduit en français, Les Horreurs du Sud (2016), chez Markus Haller éditions.

"Après l'abolition de l'esclavage dans le Sud des Etats-Unis, le lynchage s'est répandu comme un instrument redoutable d'intimidation et d'oppression de la population noire - largement toléré et défendu par les autorités locales. C'est dans ce contexte qu'Ida B. Wells publie ses pamphlets qui dénoncent l'injustice des exécutions extralégales, la cruauté des lyncheurs, la complicité des autorités, et fournit une analyse détaillée de leurs motifs et justifications."

Extrait de la présentation de l'éditeur