Ida B. Wells

Journaliste et militante afro-américaine

© University of Chicago
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Née le 16 juillet 1862 à Holly Spring (Mississippi), décédée le 25 mars 1931 à Chicago, à l’âge de 68 ans.

“The way to right wrongs is to turn the light of truth upon them.” 

 

"Pour redresser les tords,

il faut les éclairer de vérité."

 

Ida B. Wells


Ida Bell Wells-Barnett, connue sous son nom journaliste (et de jeune-fille),  deviendra la première rédactrice en chef afro-américaine et mènera toute sa vie un combat pour les droits des afro-américain.e.s.

 

Ses parents, James et Elisabeth Wells, dès qu'ils furent affranchis (en 1865), décidèrent de donner la meilleure éducation possible à leurs huit enfants et leurs transmirent leur foi dans l'instruction et la justice. Mais Ida, réalisa très vite que l'abolition de l'esclavage n'avait  pas aboli toutes les discriminations dont souffraient les afro-américain.ne.s et que la bataille pour une vraie égalité et une vraie liberté était encore à mener. 

 

Son diplôme d'institutrice en poche, la première action politique d’Ida B. Wells, en 1884 (elle avait 22 ans), est de refuser de céder sa place dans le train à une personne blanche pour aller se confiner dans le wagon fumeurs. Lequel wagon était destiné en même temps aux noir.e.s. Elle est allée jusqu’à mordre le contrôleur !  71 ans avant Rosa Parks, qui fit la même chose dans un bus en 1955. L’incident suivi d’un procès très médiatisé va faire entrer Ida B. Wells dans le journalisme, elle va écrire pour plusieurs journaux, tout en s’engageant pour les droits des femmes et des noir.e.s.

Rédactrice, puis co-propriétaire du journal The Memphis Free Speech and Headlight, elle réagit violemment au lynchage par la foule de Memphis de trois commerçants noirs accusés de faire de l'ombre un commerce de blancs.

Elle sera la première afro-américaine à devenir rédactrice en chef d’un journal, The Chicago Conservator qu’elle dirige avec son mari Ferdinand Barnett, à partir de 1895. Elle est est également la première afro-américaine à accoler son nom de jeune fille à celui de son mari. Mais surtout, on lui doit une documentation colossale sur les lynchages de noir.e.s aux Etats-Unis.

En 1909, elle fait partie des membres fondateur.trice.s de la National Association for Advancement colored women.

 

 

En savoir +

A lire

Il n'existe pour le moment qu'un texte d'Ida B. Wells traduit en français, Les Horreurs du Sud (2016), chez Markus Haller éditions.

"Après l'abolition de l'esclavage dans le Sud des Etats-Unis, le lynchage s'est répandu comme un instrument redoutable d'intimidation et d'oppression de la population noire - largement toléré et défendu par les autorités locales. C'est dans ce contexte qu'Ida B. Wells publie ses pamphlets qui dénoncent l'injustice des exécutions extralégales, la cruauté des lyncheurs, la complicité des autorités, et fournit une analyse détaillée de leurs motifs et justifications."

Extrait de la présentation de l'éditeur