Eugénie Eboué-Tell

Femme politique et résistante française

Née le 23 novembre 1889 à Cayenne, décédée le 20 novembre 1972 à Pontoise, à l’âge de 82 ans.


Eugénie Tell naît à Cayenne en Guyane, son père, Hypollite Herménégilde Tell, est le premier afro-descendant à devenir directeur du bagne de Cayenne. Après des études à Montauban, elle rentre en Guyane pour exercer le métier d’institutrice.

En 1922, à 30 ans, elle épouse Félix Eboué, qui sera le premier afro-descendant à accéder au rang de gouverneur, tour à tour en Martinique, Guadeloupe et au Tchad, avant de devenir gouverneur-général de l’Afrique équatoriale française. Elle le suit dans ses voyages et participe activement à sa vie d’homme d’état.  Le couple a deux enfants : Ginette et Charles. Tous deux  seront résistant.e.s. Quand Pétain s’engage dans la collaboration, Eugénie et Felix font partis des premiers à répondre à l’appel du général de Gaulle. Eugénie Eboué-Tell s’engage dans les Forces Françaises Libres féminines, et devient infirmière à l'hôpital de Brazzaville. Le couple Eboué-Tell œuvre pour stopper les ravitaillement en pétrole de l'armée hitlérienne. Elle recevra la Croix de guerre et la Médaille de la Résistance. Après le décès de son mari, en 1944, bien que gaulliste de cœur, elle adhère à la SFIO  qui répond plus à ses aspirations humanistes et se lance dans une carrière politique. En 1945, elle devient une des deux premières afro-descendantes élues députés (de Guadeloupe) et en 1946 elle fait partie des 21 premières françaises sénatrices (21 sur 231 = 6,7 %). Malgré plusieurs tentatives, elle ne parviendra pas à se faire ré-élire, mais militera en faveur des droits des femmes au sein de l’Alliance Internationale des femmes. 

 

L’autre femme élue député de la Guadeloupe en 1946 est l’avocate communiste, Gerty Archimède, qui s’est, entre autres, battue pour que les femmes accèdent aux différents métiers de la justice.

 

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