Virginie Demont-Breton

Peintre et femme de lettres française

© Pierre Petit, Musée Orsay Paris
© Pierre Petit, Musée Orsay Paris

Née le 26 juillet 1859, à Courrières en Artois, décédée le 26 juillet 1935 à Paris, à l’âge de 75 ans.


Fille du peintre Jules Breton, le talent de Virginie Demont-Breton est rapidement reconnu, elle expose à Paris à partir de 1879 et reçoit plusieurs médailles. En 1880, elle épouse le peintre Adrien Demont et adjoint son nom de jeune fille à son nom de femme mariée. Le couple a un coup de foudre pour le village de Wissant situé sur la Côte d’Opale dans le Pas de Calais. Il y fait construire une villa, le Typhonium, œuvre de l’architecte belge Edmond De Vigne — qui a servit de décor au film, Ma Loute, de Bruno Dumont. A Wissant, Virginie et son mari réuniront une colonie d’artistes peintres et sculpteur.trice.s, connue sous le nom de l’Ecole de Wissant

En 1883, Virginie Demont-Breton adhère à L’Union des femmes peintres et sculpteurs (UFPS) créée en 1881 par la sculptrice Hélène Bertaux et en devient la présidente de 1895 à 1901. L’Union des femmes peintres et sculpteurs (UFPS) obtient l’entrée officielle des femmes à l’Ecole des Beaux-Arts en 1900 et le droit de concourir elles-aussi pour le Prix de Rome en 1903. C’est Lucienne Heuvelmanns, en 1911 qui obtient la première le premier prix en sculpture.

En 1894, Virginie Demont-Breton est la deuxième femme artiste, après Rosa Bonheur en 1865, à être décorée de la Légion d’honneur.

 

Van Gogh, touché par la simplicité et la sobriété de son sujet, réalise en 1889 une copie à sa manière du tableau l’Homme est en mer peint la même année par Virginie Demont-Breton.

 

A gauche : L’homme est en mer, Virginie Demont-Breton, 161 x 134c m, 1889

A droite : L’homme est en mer, Vincent Van Gogh, 66 x 51cm.1889

En savoir +


« Quand on dit d’une œuvre d’art : "C’est de la peinture ou de la sculpture de femme", on entend par là “C’est de la peinture faible ou de la sculpture mièvre”, et quand on a à juger une œuvre sérieuse due au cerveau et à la main d’une femme, on dit : “C’est peint ou sculpté comme par un homme”. Cette comparaison de deux expressions convenues suffit à prouver sans qu’il soit nécessaire de la commenter, qu’il y a un parti pris d’avance contre l’art de la femme »

Virginie Demont-Breton,

1896,« La femme dans l’art», Revue des revues, XVI, 1/03/1896, p. 448

Villa le Typhonium