Marguerite d'Autriche

Princesse de Bourgogne, Infante d'Espagne et duchesse de Savoie

© Bernard van Orley,  Musée municipal de Bourg-en-Bresse
© Bernard van Orley, Musée municipal de Bourg-en-Bresse

Née le 10 janvier 1480 à Bruxelles, morte le 1er décembre 1530 à Malines, à l'âge de 50 ans.


Elle signe, en 1529,  avec Louise de Savoie,  la Paix des Dames.

 

Rompue aux intrigues de cours, cette princesse promise en mariage à Charles VIII qui la répudie pour épouser Anne de Bretagne - elle ne lui pardonnera jamais - a exercé plusieurs fonctions politiques. 

Vouée aux veuvages prématurés, Marguerite d’Autriche n’est pas du genre à cloitrer dans les larmes. C’est une femme d’action passionnée par les arts et la politique.

Son premier mariage en 1496, avec Jean d’Aragon, ne dure que quelques mois, héritier des royaumes de Castille et d’Aragon meurt à l’automne 1497.  

En 1501, elle qui épouse Philibert II, duc de Savoie, dit Philibert le Beau et prend en charge les affaires de la Savoie, au grand ravissement de son époux plus porté sur la chasse et les divertissements que sur l’exercice du pouvoir.  Mais en 1504, Philibert le Beau meurt, victime d’un accident de chasse. En son honneur Marguerite de Savoie fait édifier le magnifique monastère de Brou à Bourg-en-Bresse, alors une des capitales de la Savoie où la duchesse décide de continuer à vivre.

Son père, l’empereur Maximilien 1er d’Autriche,  tente de la remarier à Henri  VII Tudor, mais elle lui tient tête et restera veuve jusqu’à la fin de ses jours. Elle n’en est pas moins nommée Régente des Pays-Bas avec les pleins pouvoirs par son empereur de père. Elle exerce cette régence pour le compte de son neveu le futur Charles Quint, alors âgé de 6 ans. Reconnue  pour son intelligence et sa fermeté, elle dirige alors toutes les provinces du nord de l’Europe et supervise l’éducation de Charles Quint.  En 1515, l’ambitieux jeune homme demande son émancipation et décharge sa tante de toute responsabilité, elle se retire dans son château de Malines près d’Anvers où elle se consacre à l’écriture et à la protection de nombreux artistes.

Cependant en 1519, Charles Quint la rappelle, en effet après la mort de Maximilien 1er, il brigue la place d’empereur et a besoin de son influence. Après son élection, il lui confie à nouveau le gouvernement des Pays-Bas, charge qu’elle assumera jusqu’à sa mort.

Charles Quint s’engage dans une série de guerres avec la France alors dirigée par François 1er, en 1529 Marguerite d’Autriche parvient avec Louise de Savoie, la mère de François 1er, a signer la Paix des Dames. La paix sera de courte durée, puisqu’en 1536 de François 1er et Charles Quint s’engagent dans la huitième guerre d’Italie…

Marguerite d’Autriche n’en verra pas la fin, elle meurt de la gangrène le 1er décembre 1530.

 

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